En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la République d’Haïti, par le truchement de la Chancelière, Madame Raina Forbin, et les Bahamas, représentés par l'Ambassadrice Jerusa Ali, Directrice générale du Ministère des Affaires étrangères du Commonwealth des Bahamas, ont réaffirmé, le samedi 26 septembre 2026, leur engagement commun en faveur de la sécurité et de la stabilité dans la Caraïbe.
En effet, lors d’un entretien bilatéral, la Ministre haïtienne des Affaires étrangères et des Cultes, Madame Raina Forbin, a exprimé la gratitude du gouvernement haïtien envers les Bahamas pour leur appui constant dans les efforts visant à rétablir la sécurité nationale. Elle a particulièrement salué le soutien de Nassau à la Force de répression des gangs (FRG), un pilier essentiel de la stratégie haïtienne de reconquête territoriale et de stabilisation.
La Chancelière Forbin a rappelé le rôle stratégique des Bahamas au sein du « Standing Group of Partners » (SGP), le groupe restreint d’États partenaires qui assure l’orientation politique, la supervision et la coordination de la FRG. Ce mécanisme, formalisé par la résolution 2793 du Conseil de sécurité de l’ONU, rassemble notamment les Bahamas, le Canada, les États-Unis, la Jamaïque, le Guatemala, le Kenya et le Salvador.
Les échanges ont principalement porté sur le renouvellement du mandat de la Force ainsi que sur la nécessité d’accélérer son déploiement intégral, avec un effectif de 5 550 membres du personnel (policiers, militaires et civils). Les deux parties ont insisté sur l’urgence de mobiliser davantage de partenaires pour fournir le financement, l’équipement et le soutien logistique requis, afin que la FRG puisse pleinement appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H).
La rencontre a aussi rappelé un lien essentiel: sans sécurité, pas d’élections crédibles. D’après le calendrier du Conseil électoral provisoire (CEP), le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 13 décembre 2026, à condition que le climat sécuritaire le permette. Haïti et les Bahamas s’accordent à dire que la Force de répression des gangs (FRG) doit ouvrir la voie à l’identification civile, à l’inscription des électeurs et à l’organisation logistique du scrutin.
Au terme de cet entretien, les deux diplomates ont réitéré leur volonté de maintenir une concertation étroite sur les questions d’intérêt commun et de poursuivre leur collaboration en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité d’Haïti et de l’ensemble de la région caribéenne. Cette dynamique s’inscrit dans une vision partagée: faire en sorte que les avancées en matière de sécurité se traduisent par des améliorations concrètes et durables dans la vie quotidienne des Haïtiens.
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